Tapis anti-salissures : comment bien les choisir

Tapis anti-salissures : comment bien les choisir ?

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(Mis à jour le: 13 mars 2019)

Un tapis anti-salissures n’est pas une simple moquette sur laquelle on va s’essuyer les pieds. Au sein d’une entreprise ou d’un ERP, il joue un rôle marketing, et donc stratégique, car c’est la première chose que les clients voient de l’extérieur. Il est donc important de le garder propre et soigné même s’il joue un rôle ingrat : celui de retenir les saletés. Dans ce contexte, bien le choisir est essentiel et pour cela, il faut se baser sur divers critères.

L’emplacement du tapis

Un tapis d’entrée anti-salissures est généralement placé à l’extérieur, devant la porte du bâtiment, mais pas forcément. En effet, il existe des modèles spécialement conçus pour être placés à l’intérieur, immédiatement à la suite du tapis extérieur. Les deux sont complémentaires et peuvent même être associés à un troisième modèle pour maintenir la salubrité au sein du bâtiment.

En savoir plus sur le tapis d’entrée anti-salissures ici.

  • A l’extérieur :

Dans ce cas-ci, il faut prévoir un tapis qui résiste aux intempéries et qui a la capacité de retenir les saletés par décollement au frottement. Il peut s’agir d’un grattoir, d’un tapis désinfectant d’entrée, d’un revêtement antidérapant, …

Le tapis placé à l’extérieur doit retenir jusqu’à 70 % des saletés véhiculées par les chaussures. Cette zone est considérée comme la zone n°1 c’est-à-dire celle qui est directement exposée aux saletés. Ici, il est question de « gratter » les saletés afin d’éliminer la majeure partie avant de passer dans la zone suivante.

  • A l’intérieur :

Une fois la porte d’entrée passée, le visiteur passe au sein de la zone n°2. C’est une zone de transition au sein de laquelle le tapis anti-salissure a pour objectif de capturer l’humidité et les poussières résiduelles. Le tapis absorbant est alors de mise et ce dernier doit avoir la capacité de retenir les poussières. Pour garantir ces propriétés, il faut se baser sur la matière de conception du tapis.

Il s’agit, généralement de textile, mais celui-ci doit avoir une bonne densité pour retenir les saletés qui n’ont pas été capturées dans la zone n°1. Ici, on continue de « gratter », mais aussi d’« absorber ». Le tapis retient alors les saletés restantes ainsi que l’humidité.

  • Dans le hall d’entrée ou open-space :

C’est la zone n°3 et qui fait suite à la zone n°2. Si cette dernière fait immédiatement suite à l’extérieur, la zone n°3 se réfère souvent au hall d’entrée. Le tapis placé à ce niveau doit faire suite au tapis d’entrée de la zone n°2. Il a pour rôle de limiter le transport des poussières présentes à l’intérieur du bâtiment et c’est pour cela qu’il doit être placé dans une zone de fort passage. Pour remplir correctement son rôle, il faut opter pour un tapis d’entrée absorbant pour trafic très intense.

Ce modèle est souvent composé de brins torsadés ce qui lui permet de capturer les poussières les plus fines et l’humidité qui aurait échappé à la zone n°2. En plus de garantir la salubrité, ces tapis doivent être moelleux et confortables donc il faut s’assurer qu’ils aient une mémoire de forme.

Ici, le verbe qui convient le mieux est celui de « sécher », car le tapis va sécher les dernières humidités et captées les saletés qui auraient encore pu échapper à la zone précédente.

Le sens des passages

Tapis anti-salissures

Avant de choisir les tapis anti-saletés, il faut aussi tenir compte du sens des passages. En effet, un tapis d’extérieur placé à l’intérieur offre une efficacité 0 tout comme un tapis absorbant placé à l’extérieur.

De ce fait, il faut déterminer l’emplacement des différentes zones citées ci-dessus à savoir la zone n°1 qui correspond à l’extérieur et qui doit accueillir le tapis pour décollement des saletés, la zone n°2 qui doit retenir la poussière et l’humidité résiduelle et la zone n°3 qui est un open-space chargé d’offrir salubrité et un certain confort au sol. Parfois, les entreprises doivent aussi distinguer la zone de sortie de la zone d’entrée et ainsi, placer les tapis dans ce sens.

Connaître le sens des passages permet de choisir les bons modèles, car il est aussi question de l’environnement, de l’efficacité du vecteur commercial, …

Les types de trafic

Quand on parle de trafic au sein d’un ERP (établissement recevant du public), on ne se réfère pas seulement à la clientèle humaine ou aux employés de l’établissement. Cela implique aussi les chariots, les véhicules d’entretien, les trans-palettes, … Ces derniers sont souvent lourds donc il faut penser à s’équiper de tapis résistants au frottement et de profilés tout aussi résistants, car au final, ces derniers sont les plus exposés.

D’ailleurs, pour ne pas les endommager, il serait plus judicieux de choisir des tapis enroulables ou décaissables de sorte à les retirer au moment du passage de ces engins. Cela leur évitera également de laisser des traces sur vos tapis d’accueil.

L’environnement d’emplacement

Pour qu’un tapis anti-salissure soit performant, il faut le choisir en fonction de son environnement d’emplacement. Il est alors recommandé de choisir :

  • Pour l’extérieur, des revêtements anti-dérapants ou à brossettes : ces derniers sont indispensables pour retenir les grosses saletés
  • Pour l’intérieur ou une zone couverte, des revêtements textiles ou un revêtement alliant le textile au caoutchouc : ces derniers capturent, quant à eux, les saletés plus fines. Ils prolongent l’effet du tapis extérieur
  • Pour le hall d’accueil, des tapis textiles : ces derniers terminent le rôle des tapis précédents en retenant l’humidité et la poussière résiduelle tout en entamant une nouvelle action, celle du confort et de la convivialité du bâtiment

Les différents types de tapis anti-salissures

tapis d’entrée anti-salissures

Une fois tous les critères précédents revus, il ne vous reste plus qu’à choisir le bon modèle parmi les différents modèles disponibles sur le marché. On cite :

  • Le tapis d’extérieur qui doit être imputrescible. Pensez aussi aux tapis ouverts qui, grâce à leurs rails ajourés, retiennent de manière redoutable les saletés et résistent très bien aux intempéries
  • Le tapis d’intérieur qui doit être imputrescible, séchant et grattant
  • Le tapis anti-dérapant qui doit pouvoir accrocher efficacement au niveau des zones à risque de glisse
  • Le revêtement vinyle qui est non seulement anti-dérapant, mais également accrochant les saletés grossières grâce à la présence de dessins en relief
  • La brosse qui retient les saletés par frottement. Ces modèles peuvent aussi bien être placés en sortie de zone qu’en entrée de zone. Cela dépend du sens des passages
  • Le revêtement en aluminium rainuré qui est très performant pour les entrées à fort passage

Les dimensions

Un tapis professionnel anti-salissure ne doit pas dépasser, même d’1 cm de son cadre, car cet excédant peut entraîner des accidents : des roues qui s’y emmêlent, des pieds qui trébuchent, … 

De ce fait, avant de fournir les dimensions dont vous avez besoin au fournisseur, prenez bien les mesures de la surface à recouvrir en déduisant les mesures du cadre. Cela permet d’avoir des tapis qui tombent pile dans les cadres sans dépassement ou insuffisance de quelques centimètres.

Les normes handicapées

Tous les ERP doivent être accessibles aux personnes handicapées. Le choix des tapis anti-salissures doit aller dans ce sens. Les revêtements doivent être durs pour que les fauteuils roulants et les poussettes puissent y avancer sans heurts.

Il faut également penser aux signalétiques visuelles et/ou sonores pour indiquer aux personnes en situation de handicap de la présence d’un tapis. Cette information leur permet de savoir où elles doivent s’essuyer les pieds, en savoir plus sur l’handicap au travail.

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